Coron bay : La baie des épaves dans l'ile de Busuanga aux Philippines

La baie de Coron est une des plus grandes concentrations d'épaves de bateaux au monde. Il s'agit d'une partie de la flotte logistique japonaise du Pacifique qui a été coulée par l'aviation américaine lors de la 2ème guerre mondiale (voir l'histoire) lors de la conquête des Philippines.

La trentaine de bâtiments qui la composaient étaient essentiellement des cargos et des pétroliers mesurant entre 120 et 180 m de long. Ils gisent maintenant entre 20 et 50 m de fond autour de l'île de Busuanga.

Ces épaves immenses sont en bon état, bien que certaines pièces comme les hélices et le matériel de navigation aient été enlevées sur les moins profondes. Elles sont facilement accessibles à l'intérieur grâce aux immenses volumes que sont les cales de chargement des cargos et les citernes des pétroliers. Pour les plus aguerris, il y a des passages dans des boyaux et des trous d'homme découpés dans les cales qui permettent de tester son degré de claustrophobie et l'efficacité de son palmage grenouille.

L'eau y est chaude (une intégrale 3 mm suffit) et claire.

La visibilité n'est pas extraordinaire à cause de la présence de particules en suspension qui expliquent aussi la vie foisonnante qu'elles abritent.

Il y a parfois un peu de courant lors de la descente mais généralement au fond c'est calme.

On avait déjà visitées certaines épaves de Coron bay en 2004 avec Jojo lors de notre séjour à Lamud Island, mais ce coup-ci on les a faites "en profondeur" avec Stéphane, un ancien plongeur professionnel.

L'Okikawa maru

Il est souvent dénommé par erreur Tae ou Taiei maru. C'est mon épave préférée, on y a fait 4 plongées. C'est un pétrolier de 160 m posé sur 26 m. Facile, on peut le traverser de part en part, admirer ses belles chaudières, son banc de platax, sa tortue et passer des heures sur le pont (15 m) à rechercher des tas de nudibranches. C'est le royaume de la nembrotha à lignes pourpre (voir situation et plan).

L'Irako

Très belle épave intacte et profonde (43 m) d'un cargo frigorifique de 147 m. La meilleure visibilité de toutes les épaves de Coron. La salle des machines est impressionnante, on compte les cylindres des moteurs. Un seul regret, faudrait autre chose que des 12 l pour la traverser de part en part, car sinon c'est speed... (voir situation et plan).

L'Olympia maru

Il s'agit d'un cargo armé de 120 m situé par 26 m de fond et couché sur le flanc tribord. L'épave est très facile à explorer du fait de ses larges cales et de sa faible profondeur, ce qui en fait l'épave de référence pour les débutants. Elle ressemble beaucoup au Kogyo en moins profond et moins grand (voir situation et plan).

L'Akitsushima

Il ne s'agit pas d'un cargo, mais d'un porte hydravion (seaplane tender) de 115 m couché sur le flanc bâbord à 38 m de fond. C'était le seul batiment de guerre de la flotte. A voir, la grue qui servait pour mettre à l'eau l'hydravion, ses batteries anti-aérienne, sa salle des machines. On a cherché mais on n'a pas trouvé l' hydravion Kawanishi... (voir situation et plan).

Le Kogyo maru

Ce bateau d'approvisionnement auxiliaire de 160 m a été coulé par 34 m de fond. Il est couché sur tribord et son exploration est facile grace à ses vastes cales qui contenaient des sacs de ciment. Comme particularités, il y a sur le pont un petit bulldozer et à l'intérieur un compresseur d'air impressionant (voir situation et plan).

Le Nanshin maru

La poupe du Nanshin maru

C'est l'épave de Black Island, l'ile au nord-ouest de Busuanga. C'est un petit pétrolier de 45 m coulé en face de la plage et dont la proue se trouve par 30 m de fond. On peut démarrer directement de la plage. C'est une plongée facile avec une bonne visibilité qu'il est possible de faire de nuit (voir situation et plan).

 

Le Kyokuzan maru

Le Kyokuzan maru est une épave japonnaise de plus de 150 m qui ne ne se situe pas dans la baie de Coron, mais dans le nord de l'ile de Busuanga (voir situation et plan) bien protégée par la petite ile de Cabiluan.

Elle est en très bon état, avec toutes ses structures et se situe par 40 m de fond dans une eau claire et sans trop de particules. C'est l'épave idéale pour les photographes.

Dans ses cales on trouve des voiture, camions et matériaux de construction. Il faut visiter absolument la cuisine avec la vaisselle abandonnée par l'équipage.
Le fond baigne dans un nuage blanc du au ciment que transportait le cargo.
A voir aussi la cheminée couchée sur le pont supérieur et des platax juvéniles qui jouent à cache-cache avec les plongeurs à travers les superstructures, comme le montre la vidéo ci-dessous.


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Vidéo de platax sur l'épave japonnaise du Kyokuzan maru dans l'ile de Busuanga aux Philippines.

Club Paradise - ile de Dimakya

Au retour d'Apo, on a fait une escale à l'île de Dimakya, plus connue sous le nom de Club Paradise. Une île-hôtel où l'on n'a pas débarqué pour ne pas troubler la quiétude de la clientèle et éviter de délester nos pauvres bourses.

On a plongé dans une espèce de parc marin. Le propriétaire achète des poissons de toutes sortes et les relâche sur le récif devant son île. Cà fait tout drôle de voir de pauvres anémones, avec leurs clowns tristes, plantées sur un banc de sable telles des chrysanthèmes dans un cimetière et d'énormes bénitiers alignés comme des camions sur une aire d'autoroute.

Il y a un joli banc de carangues (voir vidéo ci-dessous) qui est nourri soi-disant avec les restes broyés des repas servis aux touristes de l'île Paradis...
La plongée du futur, en quelque sorte !!


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Vidéo sous-marine du banc de carangues de l'ile de Dimakya (Club Paradise) à Coron aux Philippines.